Etats généraux de l'organisation des soins : Bachelot-Narquin fait taire des malades
| Deux malades du sida, membres d'Act Up-Paris ont été refoulés à l'entrée des Etats Généraux de l'Organisation des Soins (EGOS), alors qu'ils y étaient invités.
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08/02/2008 Teva
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Deux
malades du sida, membres d'Act Up-Paris ont été refoulés à l'entrée des Etats
Généraux de l'Organisation des Soins (EGOS), alors qu'ils y étaient
invités.
Ces EGOS, organisés par le ministère de la Santé, réunit des
médecins, des enseignantEs, des représentantEs de l'industrie pharmaceutique et
des fonctionnaires du ministère de la santé. Mais les malades, directement
concernéEs, et qui portent un regard critique sur la politique de santé mené par
le gouvernement n'auront pas leur mot à dire. Le ministère de la santé préfère
que l'industrie pharmaceutique et les médecins décident sans demander l'avis des
personnes concernées.
Les EGOS auront donc lieu sans que puissent
témoigner des malades sur les difficultés d'accès aux soins, sur la place des
malades et des usagerEs dans l'exercice de la médecine, sur la nécessité de
prendre en compte leur parole, ou encore sur les difficultés financières de
nombreux malades qui les empêchent de se soigner correctement.
La loi du
4 mars 2002 relative aux droits des malades instaurait la démocratie sanitaire.
Plus de 25 ans après le début de l'épidémie du sida, les personnes concernées
n'ont pour Roselyne Bachelot-Narquin toujours pas leur mot à dire concernant
l'organisation des soins.
Puisque Roselyne Bachelot-Narquin est revenue
sur son invitation, nous l'interpellerons dans des réunions où nous ne serons
pas invitées. Le mépris de la ministre nous y contraint.
En attendant, Act Up-Paris sera présente cet
après-midi au rassemblement appelé par le Collectif National contre les
franchises devant le 67 rue du Faubourg
Saint-Martin.