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Communiqué de presse - 7 février 2008
Depuis dimanche 3 Février, 10 personnes ont été arrêtées au Sénégal du simple fait de leur homosexualité. Nous apprenons avec soulagement ce jeudi 7 février la libération de ces personnes.
Au Sénégal, la prévalence du VIH/sida est de 21,5% dans la communauté gay contre 0,7% pour la population générale. Comme souligné par la communauté internationale de lutte contre le sida depuis des années, il est impossible d'envisager une politique de santé publique efficace dans des conditions de répression des droits des individus. Pourtant, plusieurs états comme le Cameroun, l'Egypte ou le Sénégal, continuent de mener des politiques répressives vis-à-vis des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH, ou MSM en anglais).
Nous préconisons une approche de santé publique pour lutter contre l'épidémie dans la population HSH et non une approche morale. Pour cela il est indispensable que :
1) Chaque état crée un environnement favorable à la reconnaissance des droits des minorités sexuelles par la population et le droit à la différence.
2) Chaque état favorise la mise en place de programmes d'accès aux soins et de prévention auprès des HSH notamment par les pairs.
3) Chaque état favorise la reconnaissance sociale des acteurs communautaires notamment HSH comme acteurs de santé publique.
Les associations du Réseau Afrique 2000 signataires du communiqué sont ALAVI
(Burkina Faso), MVS (Niger), ANSS (Burundi), Ruban Rouge et RSB (République de
Côte d'Ivoire), EVT (Togo), ARCAD et Kénédougou Solidarité (Mali).
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Marjolaine Bénard
Communication/Relations Presse
AIDES - 01 41
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