Quand
la Chine s'éveillera ?
En septembre
dernier, la
Chine avait réintroduit un document exigeant de connaître le
statut sérologique des personnes entrant dans le pays. Alors que devait se
dérouler le conseil d'administration du Fonds mondial de lutte contre le
sida, la tuberculose et le
paludisme, j'étais intervenu pour
protester contre la tenue de cette réunion dans un pays interdisant son
territoire aux étrangers vivant avec le VIH. Cette réunion s'est quand même
tenue en Chine.
Bernard
Kouchner, ministre des affaires
étrangères, et Michel
Kazatchkine, directeur du fonds
mondial, viennent de me répondre et
de m'indiquer que suite à leurs protestations, les autorités chinoises ont annoncé qu'elles
souhaitaient revenir sur l'interdiction d'entrée des malades du sida.
« Conformément à l'évaluation actuelle des moyens par lesquels le virus du
sida se propage et les vrais dangers que posent les personnes
atteintes, nous modifierons les
restrictions sur leur entrée dans le pays », a même déclaré à la presse Mao
Qun'an, porte-parole du ministère. Ce
dernier n'a pas précisé quand les nouvelles règles entreraient en
vigueur, ni si elles signifiaient une
levée totale de l'interdiction. Si cette annonce est positive, elle n'est à ce jour pas suivi d'effets et pourrait
n'être liée qu'au fait que le fonds mondial se réunissait en Chine et que les
fonds qu'il attribue sont parfois les seules sources de financements dont
bénéficient malades et associations en Chine. Par ailleurs, l'année dernière, j'avais envoyé une lettre ouverte au président
américain pour lui demander de lever ces interdictions. Le 1er
décembre, dans un message publié sur
le site de la
Maison Blanche,
George Bush annonçait qu'il proposerait au congrès de lever cette interdiction.
Un an plus tard, cette promesse n'est
toujours pas réalisée. Espérons que le gouvernement chinois n'a pas la promesse
aussi facile que le président américain.
When
will China wake
up ?
Last
September, China
reintroduced a document requiring the serological status of people who enter the
country. While the board meeting of the World Fund against Aids, tuberculosis and malaria was taking
place, I intervened to protest
against that meeting taking place in a country which closes its borders to
foreigners who are Hiv infected. Nevertheless the meeting was held in China.
Bernard Kouchner, foreign minister and Michel
Kazatchkine, director of the
World Fund just answered to tell me that thanks to their
protests, China
decided to re- open their borders to Hiv infected people. "According to the
present evaluation of the way the Aids virus is transmitted and the real dangers
infected people represent, we will
change the restrictions to their entering the country" declared Mao
Qun'an, government speaker. He did
not specify though when the new rules would be implemented nor whether the ban
was to be entirely lifted. Although this announcement is positive, it might only be due to the fact that the World
Fund is meeting in China and that it is the only source
of income for the Chinese, who are
infected and their associations. Moreover I had written an open letter to the
President of the United
States of America last year, asking him to lift the ban. On December the
first, in a message published on the
White House website George W.Bush announced that he would ask the Congress to
lift the ban. A year later the promise has still not been held.
Let us hope that the
Chinese government does not promise as lightly as the president of the
United States of
America.
Cuando
va a despertar la China ?
En septiembre la China volviò a introducir un
documento que exigìa conocer el estatuto serològico de las personas entrando al
paìs, mientras que iba a tener lugar
el consejo de administraciòn del Fondo Mundial de lucha contra el
Sida, la tuberculosis y el paludismo
,intervenì para protestar contra la
reuniòn en un paìs que prohibe la entrada a su territorio a extranjeros
seropositivos.
A pesar de ello,
la reuniòn si tuvo lugar en la China. Bernard Kouchner, Canciller y Michel Kasatchkine, director del Fundo Mundial me acaban de contestar y
indican que haciendole caso a sus protestas, las autoridades chinas anunciaron que iban a
cambiar sus leyes de entrada al paìs para los seropositivos »conforme a la
evaluaciòn actual de los medios por los cuales se transmite el virus y los
verdaderos peligros que representa para las personas contaminadas,vamos a modificar las restricciones de su entrada al
paìs » declarò Mao Qun'an ,vocero del gobierno a la prensa.Sin embargo no
precisò cuando entrarìan las nuevas leyes en vigor, tampoco si iban a significar el fin de la
prohibiciòn de entrada al paìs.
Las palabras son positivas, pero no han tenido segumiento hasta ahora y de
repente solo estan vinculadas al hecho de que el Fundo Mundial se estaba
reuniendo en China y que es la ùnica fuente de ingresos para los enfermos y las
asociaciones en la
China.
Por otra parte, le mandé hace un ano al presidente George W. Bush
una carta abierta para pedirle que levante las restricciones. El primero de
diciembre en la pàgina web de la
Casa Blanca, el presidente de los Estados Unidos anunciaba que
iba a pedirle al Congreso que levante la prohibiciòn de entrada. Un anio màs
tarde no se ha cumplido la promesa.
Esperemos que el gobierno de
la China no haga
promesas tàn facilmente que el presidente de los Estados
Unidos.
Jean-Luc
Romero